Ville de monastères

Ville de Monastères et de Pèlerinage

(Source et Publication Office du Tourisme Guingamp)

La fin du moyen-âge ( 11ème – 15èmesiècle) est marqué du sceau de l’imbrication entre pouvoir spirituel et temporel. Sur les plans sociaux et intellectuels, l’Eglise organise l’assistance aux pauvres et aux malades, prend en charge l’éducation.

  • Ordres riches et ordres mendiants

La religion est aussi une puissance économique. Les monastères construits par les nombreux ordres religieux et la culture des vastes terres sur lesquelles ils sont édifiés emploient beaucoup de travailleurs. Les religieux prélèvent une dîme (un impôt) et les monastères amassent des fortunes considérables, surtout en terres (que beaucoup de propriétaires lèguent à l’Eglise pour s’assurer une place au Paradis). Cette richesse parfois ostentatoire amènera, en réaction, la naissance des ordres mendiants qui s’implantent dans la ville dès la fin du 13ème siècle : en 1283, les Cordeliers (franciscains) s’installent à Guingamp – en 1284, les Jacobins ( dominicains). La présence de ces ordres mendiants est signe de prospérité démographique et économique.

  • Guingamp, une cité aux quatre fonctions

Guingamp devient ainsi une véritable  « cité aux quatre fonctions » : militaire, politique, économique et religieuse. En 1093, Etienne, comte de Guingamp, qui figure parmi les grands aristocrates européens de son temps, hérite de son père Eudes un important territoire situé entre Guingamp et Lamballe. Il donne alors de l’envergure à la ville et ses alentours. A l’intérieur des murs, l’ancienne chapelle du château devient vite une paroisse respectée et influente. Etienne autorise et finance la réalisation de sanctuaires extra-muros : Sainte Croix, Saint Sauveur dont dépend Saint Léonard, à l’origine de nouveaux quartiers et faubourgs.

  • Guingamp, cité mariale

La construction de la Basilique débute avec le 12ème siècle et s’achève au 16ème siècle, donnant à voir cinq siècles d’architecture avec des parties romanes, gothiques et renaissance. Au 12ème siècle, l’église de Guingamp porte les vocables successifs de Saint-Pierre et de Saint-Paul. En février 1448, le Pape Nicolas V accorde «  cinq ans d’indulgence et cinq quarantaines à ceux qui visiteront, le jour de la nativité de la Sainte-Vierge, l’église Notre-Dame ruinée à cause des guerres (guerres de succession 1341-1364). En 1650, un grand pèlerinage régional s’organise autour de l’église Notre-Dame et de la Vierge-Marie. Les Cordeliers utilisent la présence de nombreuses reliques dont un morceau de la couronne d’épines du Christ sensée guérir de la cécité, et l’attestation de miracles dont la guérison collective des habitants de GOUDELIN, victimes de la peste en 1639 et 1640. L’aura de la basilique prend alors une grande ampleur et, en 1669, le pèlerinage de Notre-Dame devient le premier pèlerinage du Diocèse en dévotion à «ITRON  VARIA  GWIR  ZIKOUR – Notre-Dame de Bon Secours ». Guingamp est alors divisée en cinq paroisses : Notre-Dame de BON Secours, Sainte-Croix, La Trinité, Saint-Sauveur, Saint-Martin.

  • Un couvent pour 600 habitants

Les héritiers du Comte Eudes ont favorisé l’installation précoce de monastères. Ces  monastères sont à l’origine des faubourgs et du développement de la cité. Après l’essoufflement des vieilles structures monastiques héritées du moyen-âge, le renouveau de maisons religieuses, dans les années 1620-1660, atteint la densité d’un couvent pour 600 habitants, dépassant les potentialités de la ville en dons et en offrandes et créant une concurrence entre nouveaux venus et anciens ordres établis. On compte jusqu’à huit communautés religieuses : Augustins, Cordeliers, Dominicains, Capucins, Carmélites, Ursulines, Hospitalières et Dames de la Charité du Refuge. Les Carmélites prêteront au Conseil, en 1762, la somme de 5000 livres pour l’édification du nouvel hôtel de ville…

Aujourd’hui, trois monastères du 17ème sont encore visibles : les Augustines hospitalières, actuelle mairie, les Ursulines, rue de la Trinité, siège de Guingamp communauté, les Sœurs du Christ, rue Montbareil.

Voir site (pour plus de détails)

Site Info Bretagne Guingamp

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